Diferencia entre revisiones de «Tony Duvert»

6 bytes añadidos ,  hace 6 años
sin resumen de edición
* La libertad sexual no consiste en elaborar y difundir un «buen» estándar de deseo, sino por el contrario, en suprimir cualquier estándar. No se trata de un deber de liberaración personal («¡liberad y expandid vuestra sexualidad!...»), sino de un conjunto de libertades públicas. Se mantiene —¿deliberadamente?— una confusión entre ambos conceptos, y nos rocían con recetas individuales de felicidad sexual allí donde el problema es institucional, jurídico y cultural. Quieren dictarnos nuevas regulaciones allí donde la libertad implica la eliminación de cualquier regla.
:[...]
:La libertad amorosa sólo se obtiene, pues, en el momento en que ninguna forma de sexualidad tiene el poder de reinar sobre las demás ni de moldearlas a su imagen: y hablo aquí del imperio del Estado, y no de los encantos a los cuales tenemos el gusto de sucumbir.
:El objetivo de la liberación sexual no es que todo el mundo haga o pueda hacer el amor con todo el mundo: sino que el Estado, sus estructuras, sus leyes se abstengan de cualquier control sobre la vida privada, cualquiera que sea la edad, el sexo o los gustos que uno tenga. La sexualidad no es competencia de la moral pública: éste es el único principio que hay que establecer. Estamos, ya lo sé, a años luz de esa libertad; y dudo que la veamos nunca.
:Por otra parte, las relaciones sexuales no necesitan de ninguna moral específica. Los principios que rigen nuestras ''otras'' interacciones, nuestra coexistencia, y que definen los límites a las libertades de cada uno, son más que suficientes para gobernar los actos amorosos.
::''La liberté sexuelle ne consiste pas dans l’élaboration et la diffusion d’un « bon » standard de désir, mais au contraire dans la suppression de tout standard. Il ne s'agit pas d'un devoir d'émancipation personnelle (« libérez, épanouissez votre sexe !... ») mais d'un ensemble de libertés publiques. On entretient — délibérément ? — une confusion entre les deux notions, et on nous arrose de recettes individuelles de bonheur sexuel là où le problème est d'institutions, de droit et de culture. On veut nous dicter de nouvelles normalisations là où la liberté implique l'abolition de toutes normes.''
::''[...]''
::''La liberté en amour n'est [pas]donc acquise qu'au moment où aucune forme de sexualité n'a le pouvoir de régner sur les autres et de les modeler à son image : et je parle ici du règne par l'État, et non des séductions auxquelles on a plaisir à succomber.''
::''Le but de la libération sexuelle n'est pas que tout le monde fasse ou puisse faire l'amour avec tout le monde : mais que l’État, ses structures, ses lois s'interdisent tout regard sur les vies privées, quelque âge, quelque sexe, quelques goûts que l'on ait. Les sexualités ne sont pas du ressort de la morale publique : voilà le seul principe qu'il s'agit d'instaurer. Nous sommes, je le sais bien, à des années-lumière de cette liberté-là ; je doute si nous la connaîtrons jamais.''
::''Par ailleurs, les relations sexuelles n’ont besoin d’aucune morale spécifique. Les principes qui régissent nos'' autres ''interactions, notre coexistence, et qui définissent les limites des libertés de chacun, suffisent absolument à gouverner les actes amoureux.''
1620

ediciones